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Home Paintings Portrait d'une jeune fille, suiveur de Mlle Godefroy.
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Portrait d'une jeune fille, suiveur de Mlle Godefroy.

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MADEMOISELLE GODEFROID ET L'INTRODUCTION DES FEMMES DANS LE MONDE ARTISTIQUE

L'entrée de Marie-Eléonore Godefroid dans le monde de l'art aux cotés du Baron Gérard

Marie-Eléonore Godefroid est née à la fin du XVIIIe siècle en 1778. Elle passa son enfance au Louvre car son père, François-Ferdinand-Josef Godefroid, y avait un logement grâce à sa profession de peintre.

C'est en 1800, à l'âge de 22 ans, qu'elle exposera pour la première fois au Salon où elle présentera régulièrement ses oeuvres. Cinq ans plus tard, elle travaille dans l'atelier du baron François Pascal Gérard en tant qu'assistante. Il était un élève de Louis David, renommé pour ses peintures historiques, religieuses et allégoriques, mais plus particulièrement pour ses portraits féminins. Sous l'Empire, il devint portraitiste officiel de la Cour et peint l'Empereur en 1808. Quelque temps plus tard, sous la Restauration, le Prince Talleyrand présenta le Baron Gérard à Louis XVIII qui en fit son portraitiste officiel. Dans son atelier, Marie-Eléonore y peindra des copies de tableaux pour son compte, et recevra en parallèle ses propres commandes. Leur collaboration est si proche, qu'elle adopte son style. Marie-Eléonore aura une vraie place dans la famille du baron, et connaitra tout son entourage. A la mort de celui-ci en 1837, elle continue de vivre avec sa famille et reprend ses commandes.

 

 

 

L'introduction des femmes dans le monde artistique, ouverture de l'Académie aux femmes

Sur un plan artistique, Marie Eléonore Godefroid est une artiste à la charnière du XVIIIème et du XIXème. Sa vie se situe entre les progrès de la condition de la femme et sa régression et de ségrégation après la Révolution française de 1789.

Au sujet de ces évolutions, en 1648, Louis XIV fonde l'Académie royale et déclare « accorder sa protection aux artistes sans égard pour la différence de sexe». L'entrée à l'académie pour les femmes est donc un grand évènement. Cependant, leur nombre reste restreint. De plus, elles ne peuvent ni enseigner, ni appartenir à l'Académie, et la classe de dessin leur est interdite. Mais elles gardent certains avantages, dont la possibilité d'exposer aux Salons. Ce fut Le Brun, en 1663, qui introduisit la première femme, Catherine Duchemin, épouse du sculpteur Girardon. Six ans plus tard, les soeurs Boullogne, Geneviève et Madeleine, y sont reçues sur la présentation de leur père qui était un des fondateurs de cette Académie. L'une des plus remarquables par sa polyvalence, Elisabeth Sophie Chéron, est reçue en 1672. Cette artiste était à la fois peintre, poète et musicienne mais elle excellait dans le portrait. Une miniaturiste fit son entrée dans l'Académie en 1676 : Anne-Renée Strésor, suivie de bien d'autres.

Nous voyons également apparaitre des académies privées accessibles aux femmes, où elles auront le droit d'exposer, dont une

ouverte par Greuze, ou Regnault.

Les femmes se feront  progressivement une place grâce à ce changement. Prenons en exemple la vénitienne Rosalba Carriera, qui croulait sous les commandes dans les années 1720. L'électeur de Saxe ouvrit même une galerie à Dresde dans le but d'exposer ses réalisations.  Elizabeth Vigée Lebrun connaitra également un grand succès. Peintre favori de Marie-Antoinette, elle devient membre  des académies de Rome, Parme, Bologne, ou encore St Petersbourg et Berlin. En pleine effervescence féminine, le nombre de femmes artistes croit fortement, et  les femmes commencent à influencer. Nous voyons naitre certains salons, comme celui de Mademoiselle de Lespinasse, fréquenté par des philosophes et des écrivains tels que Marmontel, Montesquieu. En 1791, Olympe de Gouge rédige une déclaration des droits de la femme, exigeant la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes. A la même époque, Condorcet s'engage également, et réclame le droit de vote et de l'instruction des femmes.

 

 

Cependant, une période de régression va s'imposer au bout d'un certain temps. En effet, l'Académie royale devient la Société populaire et républicaine des arts. Une de ses premières actions sera d'en exclure les femmes. Face à ce frein, le féminisme reste malgré tout en place, avec les écrits de Georges Sand,  les femmes qui enseignent l'art comme gouvernantes ou professeurs, et qui vendent leurs dessins dans de petites boutiques. Une petite industrie va se développer autour de leurs initiatives.

En 1877, le Studio Julian ouvre et dispense un enseignement mixte permettant aux femmes artistes de travailler avec des modèles nus. Trois ans plus tard, l'école des Beaux-arts de Paris s'ouvre aux femmes, mais elles doivent payer leurs cours, n'ont droit qu'aux modèles vêtus, et les classes ne sont pas mixtes. Cette peinture féminine qui nait à cette époque se caractérise beaucoup par une certaine douceur, une grâce, comme nous pouvons le constater avec le tableau de Marie-Eléonore Godefroid en vente sur expertissim : « portrait de Cicconi». Comme un grand nombre de peintres renommés, elle inspirera et aura quelques suiveurs. D'ailleurs, un tableau de l'un d'entre eux est également en vente sur Expertissim : toujours avec cette douceur, il représente le portrait d'une jeune fille.

 

 

 

Katia Fache.

Valuation

Portrait d'une jeune fille, suiveur de Mlle Godefroy.

Reference: 1141009

Period: Première moitié du XIXe siècle.

Dimensions: 65 x 54 cm.

Valuation:
$1,988-$3,313

École française de la première moitié du XIXe siècle, suiveur de Mademoiselle Godefroy.

Portrait d'une jeune fille tenant une corbeille de fleurs.

Huile sur toile.

Hauteur : 65 cm - Largeur : 54 cm.

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