Le théodolite fait partie de la famille des instruments de mesure d'angles, dont l'origine remonte au XVI° siècle : l'instrument aurait été inventé en 1571 par un Anglais, Thomas Digges qui l'aurait nommé ainsi, depuis la racine latine theodolitus. Le nom pourrait venir de Thea désignant l'action de regarder et odelos, la circonférence.
Le théodolite : instrument indispensable au topographe
Comme sa racine latine l'indique, le théodolite est un instrument de géodésie : science, à l'origine destinée au tracé des cartes, qui s'est ensuite attachée à résoudre le problème des dimensions, puis de la forme de la planète Terre. A cette première fonction, le théodolite se double d'un instrument d'optique, mesurant des angles dans les deux plans (horizontal et vertical) afin de déterminer une direction. Il se substitue en cela au goniomètre (mesurant uniquement les axes horizontaux) et à l'éclimètre (mesurant uniquement les axes verticaux). Enfin, le théodolite s'utilise pour réaliser les mesures d'une triangulation : mesure des angles d'un triangle. Toutes ces propriétés font du théodolite un instrument essentiel en topographie et en ingénierie.
Son utilisation à travers les siècles
D'abord utilisé comme instrument d'arpentage au XVIII° siècle, le théodolite est en gros un rapporteur
perfectionné, qui permet de relever l'angle entre trois points. Utilisé également comme appareil de nivellement, le théodolite permet de travailler en terrain accidenté plus facilement qu'avec un niveau. Le défi de la topographie au XIXe siècle était d'augmenter la précision des relevés manuels lors de missions limitées aux frontières nationales. Au XXe siècle, avec l'altimétrie satellitaire, l'enjeu est de fournir des cartes à l'échelle des continents et du globe, qui prennent en compte des zones difficilement accessibles comme les pôles.
Son fonctionnement
Un théodolite présente une lunette montée sur les deux axes : vertical et horizontal. Chacun des axes est équipé d'un cercle gradué permettant les lectures des angles. Le théodolite se pose sur un support et doit se caler sur le plan horizontal ; il est souvent placé sur un trépied, et à la verticale exacte d'un point connu en coordonnées, à l'aide d'un fil à plomb et d'un niveau à bulle sphérique. Sa base doit être parfaitement horizontale. L'ensemble de cette phase d'utilisation se nomme la « mise en station ».
Ici, un théodolite ancien car les théodolites modernes sont électroniques.
Par Elodie LUTUN (étudiante à l'ICART)
Furniture, sculpture and works of art (17th, 18th and 19th centuries)
Reference: 60210
Period: Circa 1900.
Valuation:
$507-$888
Brass theodolite, signed "H. Morin, 3 rue Boursault" and "Atelier H. Morin et Gensse à Paris". Movable telescope either vertically or horizontally. Optical axis with pinion gears and knob. Elevation tangent scale and azimuth scale with silver limbe.
Spirit/bubble level on the plate. Secondary, adjustment telescope with magnetic needle, under plate Tripod base with three leveling screws.
Circa 1900.
Total height: 23 cm (9 in.) Length of the telescope: 15,5 cm (6 in.).
TERMS AND CONDITIONS | LEGAL INFORMATION | COPYRIGHT © 2009 EXPERTISSIM. ALL RIGHTS RESERVED