LE BESTIAIRE DE BRONZE D'ISIDORE BONHEUR
Un talent familial
Sculpteur animalier, issu d'une famille d'artistes, Isidore Jules Bonheur est le fils du peintre Raymond Bonheur et le frère de la talentueuse Rosa Bonheur. Comme les autres membres de sa famille, Isidore a très vite fait preuve d'une grande habileté pour le dessin et la sculpture. Après avoir reçu les principes artistiques familiaux auprès de son père, Isidore-Jules Bonheur réalise sa première percée au Salon des Artistes Français de 1848 et entame une formation aux Beaux-Arts en 1849. Fort de ces enseignements, Isidore Bonheur continue d'exposer ses sculptures pendant des années, tant au Salon qu'à l'Académie Royale Londonienne, ce qui lui permet d'acquérir une renommée personnelle. C'est ainsi qu'il accumule progressivement les distinctions et les prix (1865 et 1869), mais sa plus grande fierté réside dans l'obtention d'une médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de 1889.
Un bestiaire de bronze
Les bronzes d'Isidore Bonheur traitent le monde animal recouvrant un panel extrêmement large, allant du bétail domestique (mouton) aux animaux sauvages (ours et lions) mais aussi des cavaliers et des groupes de chasse, dans un style très naturel. On associera volontiers le style d'Isidore à celui de sa soeur Rosa Bonheur. En effet, cette dernière a véritablement marqué son temps par le biais de ses peintures animalières, à la renommée internationale. L'admiration d'Isidore le portera à réaliser de nombreux bronzes tels des pendants aux oeuvres de sa soeur.
Comme sa soeur, Isidore Bonheur excelle en effet dans les représentations animales réalistes, à la conquête des attitudes et des mouvements spontanés : une jument caressant son poulain, un lion jouant avec son petit et ici
un chat jouant avec sa queue ... Bien que ses études animalières soient d'une très grande qualité, Bonheur sera surtout applaudi pour ses études équestres, qui témoignent d'une véritable connaissance admirative de l'animal.
Une renommée grandissante
Le nom de Bonheur est désormais connu et reconnu sur la scène artistique. Très vite, les oeuvres d'Isidore Bonheur gagnent encore en prestige, et dépassent les frontières, pour venir orner les demeures royales et princières. Citons pour exemple les deux taureaux monumentaux commandés par le Sultan de Constantinople pour son palais. Le roi Edouard VII d'Angleterre était également un fervent amateur des sculptures de Bonheur. De nos jours, nous pouvons encore admirer les deux lions de pierre qui ornent l'escalier du Palais de la Justice à Paris, constituant un témoignage du génie créatif et réaliste d'Isidore Bonheur.
Lion, par Isidore Bonheur, Palais de la Justice - Paris
Quoique quelque peu éclipsé par la réputation spectaculaire de sa soeur aînée Rosa, Isidore Bonheur était néanmoins un sculpteur fortement accompli et son nom figura en bonne place parmi les plus excellents artistes animaliers Français.
Par Elodie LUTUN (étudiante à l'ICART)
Furniture and decorative objects (17th, 18th and 19th centuries)
Reference: 120210
Period: Late 19th Century.
Dimensions: Height: 5,5 cm (2 in.).
Valuation:
$317-$444
Isidore-Jules BONHEUR (1827-1901).
Kitten Playing with Its Tail, rested on a moulded, supporting plinth.
Bronze with brown patina signed on the embankment.
Late 19th Century.
Height: 5,5 cm (2 in.).
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