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REMETTONS NOS PENDULES A L'HEURE
Pendulette lyre en bronze doré à décor rocaille. Epoque Napoléon III.
Dès l'Antiquité, les premières civilisations (Egypte, Chine) ont cherché à évaluer l'écoulement du temps. La mesure du temps a rapidement été une de ses préoccupations importantes, notamment pour organiser la vie sociale, religieuse et économique des sociétés. En observant des phénomènes naturels périodiques comme le retour des saison, le déplacement de l'ombre, le cycle lunaire, les hommes pouvaient se situer dans le temps.
Puis ont été conçus des dispositifs permettant de donner une mesure du temps de plus en plus précise.
Les premiers instruments de mesure du temps
Les hommes rivalisèrent d'imagination et inventèrent de nombreux systèmes permettant de mesurer le temps.
Les Égyptiens utilisaient la clepsydre, grand vase percé à sa base, gradué à l'intérieur et qui laisse échapper un mince filet d'eau. Autre instrument de mesure, le sablier fonctionne comme la clepsydre, mais avec du sable. Il est moins précis que ce dernier, mais fonctionne lorsqu'il fait froid ou qu'il gèle. L'inconvénient majeur est qu'il faut le retourner souvent pour calculer de longues durées.
Le cadran solaire, inventé très tôt était un instrument très fiable et précis pour mesurer le temps. C'est pour cette raison qu'il fut utilisé pendant de nombreux siècles, et servait pour remettre à l'heure les horloges. On inventa notamment des cadrans solaires portatifs comme les deux vendus récemment par Expertissim d'époque Louis XVI.
Cadran solaire en argent signé Butterfield.
Depuis les temps les plus reculés, les chinois utilisaient une technique employant des bâtons d'encens afin de calculer le temps. Le principe reste le même pour les "horloges à feu" ou autrement appelées "horloges à combustion", système que l'on adopta en Europe. Il s'agissait de cierges à combustion graduée, parfois pourvus de petites boules de métal qui tombaient lorsque la bougie se consommait et ainsi annonçait l'heure. Au cours du XVIe siècle, l'Italien Cardano améliora le système en substituant à la bougie une lampe à huile, munie d'un réservoir transparent et gradué où l'heure était indiquée par la baisse du niveau d'huile. Ce procédé est encore perpétué de nos jours, notamment durant les ventes aux enchères. On allume la bougie à la mise à prix, et lorsqu'elle s'éteint la vente s'arrête.
Les horloges mécaniques
Les premières horloges mécaniques sont apparues au XIIIe ou XIVe siècle (il est difficile de donner une date précise). Au début, elles sonnent les cloches, n'ont pas de cadran et, lorsqu'elles en seront dotées au XVe siècle, il n'y aura qu'une aiguille, celle des heures.
En effet l'heure n'était au début que donnée oralement, puisque peu de personnes auraient été capables de lire l'heure, compte tenu de l'analphabétisme ambiant. Il est probable que le but premier de ces horloges étaient uniquement de faire sonner les cloches. Effectivement, les cloches occupent une place prépondérante, dans les cités, depuis le Moyen Age. C'est bien pour cela que le terme anglais pour désigner une horloge est "clock", dérivé du mot "cloche".
Ces sont les prêtres les premiers à avoir le privilège de la connaissance de l'heure. Cela leur permettait de fixer les moments de la prière. On retrouve cette fonction dans l'origine du mot "horlogerie" : cela vient de "orare" (prier) et de "legere" (lire) ; au Moyen Age, un livre de prières s'appelait un livre d'heures.
Cependant ces premières horloges étaient très imprécises et il pouvait y avoir jusqu'à une heure de décalage par jour. C'est pour cela qu'on trouvait fréquemment un cadran solaire au dessus de l'horloge. Mais grâce aux améliorations techniques, les horloges parviennent à avoir de plus en plus de précision. Les grandes villes d'Europe se dotent toutes de magnifiques horloges, associant souvent sur plusieurs cadrans l'heure, les signes du zodiaque, les saisons, les planètes, ou encore les dates des fêtes religieuses. On trouve encore toutes ces informations réunies sur les horloges astronomiques.
Les horloges à pendule
Cette histoire débute en 1583 avec le savant italien Galilée qui, selon son premier biographe, observant le balancement d'un lustre dans la cathédrale de Pise, étudia le mouvement d'oscillation que formait le pendule. Il remarqua que la durée d'une oscillation ne dépend que de la longueur du pendule et non pas de l'amplitude du mouvement, et qu'elle peut être étonnamment constante. C'est d'après ces observations qu'il dessina en 1641 un projet d'horloge réglée par un pendule oscillant.
Mais il n'au pas le temps de la construire, et ce sont finalement le physicien néerlandais Christiaan Huygens (1629-1695) et de l'horloger Salomon Coster qui construisirent en 1657 la première horloge à balancier que l'on nomme pendule.
Le progrès technique est important, les horloges à pendule pouvant se régler beaucoup plus facilement. En 1675, Huygens invente également le ressort spiral, qui va jouer le rôle du pendule dans les montres.
La pendule est à l'origine avant tout un objet scientifique qui, outre sa fonction d'information, prendra très vite une autre vocation, celle d'un ornement. Elle va devenir un véritable un objet décoratif reflétant au cours des siècles l'évolution du goût et des modes, et donc les styles. La pendule a donné lieu à une profusion de formes et de modèles où tous les genres ont été représentés.
Petite pendule en bronze doré, vers 1850.
Le style néo-gothique de cette petite pendule en bronze doré, est par exemple caractéristique du goût du XIXe siècle.
Au cours du XVIIIe siècle, il est de bon ton, quand on en a les moyens, de posséder une pendule. Le raffinement de son décor et sa précision indiquent la richesse de son propriétaire. Les artisans rivalisent d'imagination pour créer des modèles qui seront fièrement exposées ensuite sur les cheminées des riches demeures.
Pendule en bronze à décor d'un amour sur les nuées jouant d'un tambour. Style Louis XVI.
Types courants de pendules
Sous Louis XVI et durant la période de Restauration au XIXe, les deux formes de pendules les plus répandues sont :
- les pendules portique qui s'inspirent des temples grecs et romains ; elles se composent de deux colonnes en pilastres au sommet desquelles s'inscrit le mouvement.
Pendule portique en marqueterie et bronze, époque Louis Philippe.
- les pendules borne: boites rectangulaires contenant le mouvement et au centre de laquelle apparaît le cadran ; elles sont généralement agrémentées d'innombrables formes de décoration.
Pendule en bronze doré d'époque Charles X.
Les horloges « comtoises » comportent deux corps de rouages indépendants (mouvement et sonnerie), placés côte à côte et intégrés dans une cage en fer démontable. Elles forment donc un véritable meuble assez imposant. Les premières horloges comtoises ont vu le jour dans le Jura à la fin du XVIIe siècle, mais la période industrielle commence vers 1820. Elles furent très populaires durant pendant des générations.
Les montres de poche enfin sont portées dans une poche de gilet, veste ou veston (le gousset), ou bien encore attachées à l'extrémité un ruban ou une chaînette fixé en haut de la culotte ou du pantalon. Elles sont souvent pourvues d'un couvercle. Le remontoir et la molette de réglage de l'heure se trouvent au-dessus du chiffre 12, dans l'anneau.
Montre de poche à clé. XVIIIe.
Sixtine Huyghues Despointes
(Etudiante à l'IESA)
Furniture, sculpture and works of art (17th, 18th and 19th centuries)
Reference: 300410
Period: Napoleon III.
Style: Louis XV.
Dimensions: Height: 24 cm (9-1/2 in.).
Valuation:
$398-$663
Gilded bronze, small clock designed as a lyre with Rococo foliage decor. Moulded base with 4 feet. Enameled dial with decor of polychromed garlands. Balance-spring movement.
Louis XV Style - Napoleon III Era.
Height: 24 cm (9-1/2 in.).
(Movement needs cleaning).
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