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EXTRAITS DES ASSERTIONS. Dangereuses et pernicieuses en ...

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ces armoiries qui nous entourent

Nous les retrouvons souvent et sur tous types d'objet : argenterie, céramique, bijoux, coffrets, tableaux, tapisseries, vitraux, murs, cheminées, livres... En somme, sur n'importe quelle surface où leur propriétaire décide de les inscrire. Cependant, l'origine des armoiries reste souvent méconnue ou assimilée à tort à l'ésotérisme. En France, le port d'armoiries a même parfois été mal perçu car associé à une marque de noblesse. Or, nulle part en Europe Occidentale, et ce dès leur apparition au XIIe siècle, l'usage des armoiries n'a été réservé à une classe sociale. Tout individu, famille, groupe ou collectivité a ainsi été libre d'adopter les armoiries de son choix et d'en faire l'usage qui lui plaisait, à la seule condition de ne pas usurper celles d'autrui. Néanmoins, il est vrai, surtout aux époques anciennes, que l'usage des armoiries est plus fréquent dans certaines catégories sociales telles que la noblesse, les magistrats, les marchands ainsi que les riches artisans. Livre armorié en vente sur Expertissim Les armoiries au fil du temps La naissance des armoiries est liée à l'évolution de l'équipement militaire en Occident entre la fin du XIe siècle et les premières décennies du XIIe siècle ; plus précisément entre la première croisade (1096-1099) et la deuxième (1147-1148). On remarque alors que les croisés, dont le visage est caché par leur haubert et le nasal de leur casque, prennent l'habitude de faire figurer sur leur bouclier des motifs servant de signes de reconnaissance dans les batailles mais également lors des tournois. Géométriques, animales ou florales, ces figures sont peintes dans des couleurs qui tranchent les unes sur les autres afin d'être particulièrement visibles. Assez rapidement, cette pratique va se transformer en règle et devra obéir à quelques conventions. Les hérauts d'armes vont ainsi pouvoir répertorier les armoiries portées par les combattants dans des recueils : les armoriaux. L'apparition des armoiries se rattache également au nouvel ordre social qui touche la société occidentale à l'époque féodale. L'individu souhaite affirmer sa place dans l'ensemble du système social et c'est pour cette raison que les armoiries deviennent héréditaires dès la fin du XIIe siècle.  D'abord utilisées par les princes, les barons et les grands seigneurs, elles sont progressivement adoptées par l'ensemble de l'aristocratie occidentale. Au début du XIIIe siècle, leur emploi s'étend aux non-combattants : les femmes, les ecclésiastiques, les bourgeois, les artisans, les villes, les corps de métiers ou encore les communautés civiles et religieuses. Cet usage s'est essentiellement répandu par les sceaux. En outre, seigneurs et chevaliers ne se sont pas seulement contentés de peindre leurs armoiries sur leur bouclier mais également sur leur bannière, leur caparaçon, leur cotte d'armes, puis sur divers biens meubles et immeubles. Ornement de harnachement en vente sur Expertissim Partout en Europe, les armoiries vont ainsi se multiplier et proliférer jusqu'au XVIIIe siècle où elles sont alors de plus en plus concurrencées par les chiffres, les monogrammes, les livrées ou encore les devises. Ce déclin s'accentue brutalement au siècle suivant. Par ailleurs, en France, la Révolution a entrainé l'abolition pure et simple des armoiries par un décret de l'Assemblée constituante du 19 juin 1790 ordonnant la suppression de la noblesse, des titres, des livrées, des ordres de chevalerie et de tous les signes de féodalité ; faisant ainsi naitre l'erreur qui assimile armoiries et noblesse. Même si, à cette période, plus des deux tiers des armoiries françaises n'étaient pas rattachées à des personnes issues de la noblesse. Après la chute de la monarchie, le 21 septembre 1792, commença une véritable chasse aux armoiries et plusieurs décrets ordonnèrent de faire disparaître celles qui se trouvaient sur les biens meubles et immeubles, tant publics que privés. Cette chasse aux armoiries ne cessa qu'en 1795-1796 et malgré leur rétablissement sous l'Empire puis la Restauration, elles ne retrouvèrent jamais l'importance qui avait été la leur au Moyen Age et sous l'Ancien Régime. Napoléon les rétablit en 1808 mais leur usage est strictement réservé à la nouvelle noblesse impériale. Dès 1814, Louis XVIII restitue le principe du Moyen Age et de l'Ancien Régime selon lequel chacun est libre d'adopter les armoiries qu'il souhaite tant qu'il n'usurpe pas celles d'autrui. Ce principe prévaut encore aujourd'hui en France et bien souvent certaines villes, firmes ou collectivités se sont inspirées des armoiries traditionnelles pour réaliser un emblème jugé plus moderne.            Armes de la ville de Paris et logo actuel qui reprend le bateau L'usage des armoiries est en effet encore très présent autour de nous. Les drapeaux sont les héritiers directs du système de blason et la plupart respectent même la règle d'association des couleurs. Sur les terrains de sport également, écussons, fanions, bannières, couleurs des maillots, écharpes ou banderoles sont fortement héraldisés. Il est ainsi intéressant de savoir que les couleurs des deux prestigieux clubs de football de Milan (l'Inter et le Milan AC) étaient déjà les couleurs emblématiques de deux quartiers de la ville au XVIe siècle.     De même, les logos de certaines marques automobiles sont de véritables armoiries comme celles des ducs de Milan sur les Alfa Romeo ou des ducs de Wurtemberg sur les Porsche. Le lion de Peugeot est lui-même issu des armoiries de la Franche-Comté étant donné que le siège et les usines se trouvaient dans la région de Montbéliard.     L'héraldique Les armoiries sont donc à la fois un code social mais également un système de signes composés de figures et de couleurs qui s'assemblent selon un certain nombre de règles. La science qui a pour objet l'étude

de ces armoiries est l'héraldique. Les couleurs A l'intérieur de l'écu, la principale règle du blason concerne les couleurs. Elles sont limitées au nombre de six et portent des noms particuliers : or pour le jaune, argent pour le blanc, gueules pour le rouge, sable pour le noir, azur pour le bleu et sinople pour le vert. Les cinq premières sont très fréquentes tandis que le vert est plus rare sans que l'on en sache véritablement la raison. On peut également trouver une septième couleur, le pourpre (violet) mais son emploi est tellement exceptionnel qu'on ne la considère pas comme une couleur héraldique à part entière. Ces couleurs héraldiques sont des couleurs absolues. Les différentes nuances que l'on peut trouver sur les blasons n'ont pas de signification particulière. Elles sont par ailleurs soumises à une règle d'association. Réparties en deux groupes, il est interdit de superposer deux couleurs qui appartiennent au même groupe, excepté pour des petits détails tels que la langue ou les griffes des animaux. Le premier groupe comprend l'or et l'argent et le deuxième, le gueules, le sable, l'azur et le sinople. Prenons le cas d'un écu dont la figure est un lion, si le champ est d'azur, le lion pourra être d'or ou d'argent mais non pas de gueules, de sable ou de sinople. En outre, pour remplacer les couleurs lors d'armoiries gravées ou imprimées en noir et blanc, les graveurs anversois mettent au point, au début du XVIIe siècle, un système de hachures dont les différents sens correspondent à une couleur héraldique. Les figures Le répertoire des figures qui peuvent prendre place dans des armoiries est quant à lui illimité. N'importe quel végétal, animal, objet ou forme géométrique peut devenir figure d'un blason, surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les figures animales sont néanmoins prédominantes puisque deux tiers des armoiries portent un animal pour figure principale, notamment le lion puis l'aigle. La composition En héraldique, la forme de l'écu est indifférente. Même si la plus fréquente est celle héritée des boucliers médiévaux, il existe des armoiries inscrites dans un cercle, un ovale, un carré, un losange ou prenant toute la surface de leur support. Les premières armoiries ont une structure simple. Toutefois, au fil des siècles, la composition des armoiries a tendance à se charger et à se compliquer. En effet, des figures secondaires viennent souvent s'ajouter à la figure de départ ou bien l'écu se divise en plusieurs compartiments, les « quartiers », pour associer dans un même périmètre des armoiries différentes afin d'exprimer une parenté, des ascendances ou encore des alliances. Par ailleurs, il faut concevoir une armoirie comme un empilement de plusieurs plans. Le sens de la lecture commencera donc par le plan du fond, puis les plans intermédiaires, pour finir par le plan le plus rapproché de l'oeil du spectateur. Par exemple : Écartelé : aux 1 et 4, d'argent, au chevron de gueules, accompagné en pointe d'un lion passant du même ; au chef d'azur, chargé de trois quintefeuilles d'argent ; aux 2 et 3, barré d'or et de gueules, à la bande de losanges de l'un en l'autre, brochant sur le tout. Autour de l'écu Même si l'écu est bien sur l'élément héraldique essentiel, des motifs accessoires sont souvent venus s'ajouter autour de lui. Certains sont purement décoratifs tels que les casques ou les lambrequins, d'autres permettent de préciser l'identité, le rang ou la fonction du possesseur. La plus ancienne figure extérieure est le cimier ; c'est-à-dire l'ornement qui surmonte le heaume ou le casque. Son origine est très ancienne puisqu'on le retrouve chez la plupart des peuples de l'Antiquité et sa fonction est militaire : effrayer l'adversaire, grandir le combattant ou attirer sur lui des forces bénéfiques. A la fin du Moyen Age, il devient surtout un élément de parade porté au tournoi. Au fil du temps, le cimier se stabilise au sein d'une famille et devient donc parfois un complément essentiel de l'écu. Parmi les autres ornements extérieurs, il faut citer les supports. Il s'agit de figures animales ou humaines qui semblent soutenir l'écu. Leur emploi est purement ornemental. En revanche, les colliers d'ordre de chevalerie et les insignes de fonction et de dignité (croix épiscopale, crosse abbatiale, épée de connétable, etc...) sont personnels et signifiants. Tout comme les couronnes qui indiquent le titre du possesseur de l'armoirie. Enfin, à partir de la fin du Moyen Age, une devise peut parfois accompagner l'écu. Généralement inscrite sur un listel ou sur une banderole, elle peut prendre la forme d'un simple mot, hérité des cris de guerre de l'époque féodale, ou bien d'une véritable phrase. Armes de Napierville, Québec Manuella de Brondeau

Valuation

EXTRAITS DES ASSERTIONS. Dangereuses et pernicieuses en tout genre.

Reference: 1471109

Era: 1762.

Valuation:
300 - 400 €

EXTRAITS DES ASSERTIONS. Dangereuses et pernicieuses en tout genre (ASSETION EXTRACTS. Dangerous and Pernicious in all Manners). At Pierre-Guillaume SIMON, Hercule, 1762. In Folio. Full calf binding. Ribbed back. The sides with coat of arms of the Président à mortier with the Rouen Parliament, LE ROUX family.

Some wear on the mors.

Coat of arms : Quarterly, 1 azure cross adorned with an or, fleur-de-lis, being PAVILLY ; 2 or pales and six azure ordinaries, chief gules, being ESNEVAL ; 3 or and azure checkers, orle of gules, being DREUX ; 4 gules with six or annulets 3, 2 & 1, being PRUNELE, 5 argent with azure bend, being TOURNEBU ; and overall azure with argent chevron, accompanied by three or leopard's muzzles, 2 & 1, being LE ROUX.