01/25/2011
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Une enfance heureuse.
Elisabeth de Hongrie nait en 1211 en Hongrie, au château de Wartburg . D’origine noble, elle y vécut de 1211 à 1228. A quatre ans, ses parents la fiance au Landgrave Louis IV de Thuringe , qui à lui-même 11 ans à la même période, et ce pour des raisons d’alliances politiques. Ils se marient quelques années plus tard, en 1221. C’est la raison pour laquelle on nomme aussi la sainte Sainte Elisabeth de Thuringe. Elle passe son enfance dans une cour brillante, son père aimant s’entourer de philosophes, d’artistes et de poètes. Mais l’assassinat de sa mère en 1213 vient ternir ce beau portrait et va profondément endeuiller son enfance. Elle se révèle pourtant être très tôt une enfant charmante, tournée vers les autres et vers la charité. Même dans ses jeux, ses actes se tournent déjà vers une profonde piété, un profond amour de Dieu. A la mort de son père, les partisans de son futur mari cherchent à l’écarter du trône, l’alliance des deux familles n’étant avantageux que par les richesses et avantages que pouvait apporter le père d’Elisabeth. Mais le jeune landgrave Louis IV de Thuringe, monté sur le trône à l'âge de 17ans, après le décès de son père en avril 1217, ne se laissa pas influencer.
Une vie d’Amour.
Elisabeth va connaître un mariage relativement court, mais heureux. Elle et son mari sont très épris l’un de l’autre. On raconte qu’elle lui portait un amour sans borne, étant prête à se parer des plus beaux atours pour lui plaire, et qu’il le lui rendait bien. Rapidement, elle rentre en contact avec des allemands appartenant à l’ Ordre de saint François d’Assise , qui lui font découvrir plus avant cet esprit de piété et de charité (dont elle faisait déjà preuve). Elle et son mari vont mener une vie pieuse, respectueuse des principes de Saint François, se dévouant à l’aide des pauvres et des malades. Profondément éprise de Dieu, elle n’hésite pas à se lever en pleine nuit pour aller prier à la chapelle, accompagnée même par son mari. On dit qu’elle associait son mari au Christ, leur portant à tous deux le même amour sans bornes. Ils connaissent donc un mariage d’amour, dont naissent trois enfants (Herman II de Thuringe, Sophie de Brabant, et la Bienheureuse Gertrude). Mais ce bonheur prend rapidement fin. Louis IV de Thuringe, appelé par Frédéric II, va mourir en 1227 en Croisade en Italie. Elisabeth n’a alors que 20 ans, et elle semble anéantie par cette nouvelle.
Une dévotion à toute épreuve.
A la mort de son époux, elle se réfugie encore d’avantage dans la piété et les aumônes, et entreprend la distribution de ce que lui a légué son mari aux pauvres… à tel point que sa famille la juge folle, et la chasse du château, lui interdisant désormais de toucher à son argent. Elle vit durant quelques temps dans des conditions de vie précaire, réfugiée avec ses enfants au couvent d’Einsenach . Apprenant sa détresse, son oncle Ekbert, évêque de Bamberg, la relègue au château de Pottenstein, en Haute-Franconie afin de la forcer à se remarier. Délivrée par les Croisés ramenant les ossements de son mari, elle
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Une sainte canonisée dès sa mort.
Les actes de cette femme vont être de sources de nombreux reproches de la part de ses contemporains. Les conseillés de son mari, en premier lieu, s’inquiètent de la voir à ce point distribuer de l’argent aux pauvres et nécessiteux, à tel point que Louis IV de Thuringe lui-même se doit de les rappeler à l’ordre avant son départ pour sa dernière croisade. Par la suite, c’est sa famille entière qui la juge pour folle et irresponsable de dilapider l’argent de son héritage de la sorte. Mais pourtant, pour sa dévotion sans limite et sans faille aux pauvres et aux malades, pour les nombreux miracles qui se produisirent en sa présence, et pour l’amour inconditionnel qu’elle porta à Dieu, le Pape Grégoire IX l’éleva au rang de Sainte seulement quatre ans après sa mort, et l’on fit construire sur ses restes une imposante église sous l’impulsion de son beau frère. Il posa lui-même la première pierre de l‘édifice, et ses restes, dont son cœur, y furent transférés religieusement dès 1236.
Si elle est si connue aujourd’hui, c’est pour son implication dans la vie des malades. De nombreuses congrégations, hospitalières pour la plupart, se placent sous son patronage. Elle inspire, au fil des siècles, de nombreux auteurs, et même des musiciens, comme Franz Liszt qui lui dédit un oratorio en 1857, ou encore Wagner dans son Tannhäuser de 1845. Depuis le XIIIème siècle, elle est la patronne du Tiers Ordre Franciscain et en 1885, le Pape Léon XIII la proclame patronne des femmes et jeunes filles d’Allemagne. Sa fête à lieu le 19 Novembre, et on la représente souvent soit en princesse avec une couronne et un livre à la main orné de couronnes, soit en franciscaine avec les trois nœuds de la cordelière franciscaine, et une aumône, un broc ou une corbeille de pain, en référence à sa charité e sa piété austère.
Attention : Sainte Elisabeth de Hongrie ne doit pas être confondue avec Saint Elisabeth de Portugal, à qui l’on attribue le Miracle des Fleurs.
Suzanne Kabanda (Etudiante à l’I.E.S.A.)
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